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Qin - Tianxia : En route vers Yanshan - Une éternelle amoureuse

Troisième séance de la campagne, le 27 février 2007. Lors du premier scénario, les joueurs ont réussi - grâce à leur ténacité - à faire en sorte que leurs personnages conservent des ouvrages convoités par une obscure organisation. Selon le "script", ça n'aurait pas dû se passer comme ça. Ne sachant pas à quel point ces derniers étaient importants, je suis parti du principe que la Secte du Ciel Inclinée allait les reprendre au groupe coûte que coûte.

Message d'introduction

Disclaimer : l'Illustration de Lo May provient d'un ouvrage officiel publié par le 7ème Cercle.

Personnages présents

  • Chen Chi, "Main Apaisante"
  • Cheng Minh, "Le Serpent"
  • Cui Yuan Foc Sui To, "Panda Assoiffé"
  • Liu Mei Shan

Préambule

Six mois après les incidents qui secouèrent la cité de Nao, Main Apaisante et Liu Mei Shan sont conviés par leur débiteur, Mok Shi Minh, à le rejoindre dans sa cité de Yanshan, à l'extrême limite de la frontière avec le territoire Xiongnu. Décidés à accompagner leurs nouveaux compagnons, Panda Assoiffé et Le Serpent se joignent à eux.

Le froid a pris possession du Zhao : le voyage s'annonce pénible et les haltes nombreuses.

Déroulement de la séance

Un chemin difficile

L'hiver s'est abattu sur le Zhao, rendant les routes difficilement praticables. Prenant conseil auprès des voyageurs habitués au nord du territoire, le groupe estime la durée de son trajet à deux mois - sans compter les haltes. Malgré de sérieuses remises en cause du bienfondé de cette expédition hivernale, nos héros se laissent porter par le défi et l'aventure : après avoir affronté une horde de démons et un soldat possédé, que peuvent-ils craindre d'un peu de neige ? Pour commencer, les Wuxia voyagent en tant qu'escorte d'une petite famille jusqu'à Handan, capitale du Zhao. De là, ils déterminent que Zhongshan, seule cité d'importance avant Yanshan, est leur prochaine destination. S'agissant sans conteste de la partie la plus ardue du trajet, chacun se prépare à sa manière :

  • Le Serpent commet de menus larcins dans l'espoir d'en retirer quelques Dao((Monnaie en vigueur dans certains des Royaumes Combattants. Dao est le terme utilisé pour désigner les sabres chinois. En l'occurrence, la monnaie Dao a justement la forme de petits sabres.)) - une grosse vingtaine, une fois les babioles vendues par Dame Liu. Celle-ci se permettra d'ailleurs de prélever discrètement une "taxe" sur sa participation, profitant de la confiance presque naïve que Minh lui voue. Hyperactif, notre fieffé assassin s'informe ensuite de l'état des routes, ainsi que de la réputation de Zhongshan et de Yanshan. Face aux prévisions difficiles, il s'échine avec succès à convaincre quelques badauds de se joindre au groupe pour le trajet.
  • Liu Mei Shan achète pour 300 Dao de viande séchée qu'elle compte revendre à bon prix à Zhongshan. Jamais à court d'argent, elle fait ensuite l'acquisition d'un char et d'un bœuf. Puis d'un conducteur pour son char, étant donné que nul ne sait conduire d’attelage parmi ses compagnons...
  • Main Apaisante propose que chacun s'achète de quoi subsister individuellement : nourriture, vêtements chauds, utilitaires. Face à tant de sagesse, tout le groupe acquiesce et passe à la caisse.
  • Panda Assoiffé se réchauffe en buvant.

Fin prêt à partir, le groupe reprend la route en direction des montagnes. Les premiers jours, pénibles, se distinguent par l'absence de relais de voyageurs. Il faut composer avec des tentes, trouver des endroits abrités pour dormir et compter sur la viande séchée et les céréales afin de se subsister. Ce n'est pourtant rien face à ce qui les attend : au cours d'un morne après-midi, le groupe est interpelé par le bruit lointain de chevaux au galop. Pour l'essentiel, nos Wuxia s'interrogent : voilà des jours qu'ils n'ont pas croisé âme qui vive et les cavaliers semblent venir des plaines bordant le chemin. De qui s'agit-il ?

Liu Mei Shan fait peu cas de ces détails : elle se précipite dans la direction des chevaux, persuadée d'avoir affaire à une patrouille bienveillante qui pourrait les mener jusqu'à un lieu de repos. Deux des badauds qui accompagnent le groupe se joignent à elle, attirés eux aussi par cette lueur d'espoir. Malheureusement, plus de prudence aurait été de rigueur ! Surgissant à l'horizon, sept redoutables cavaliers foncent en direction du convoi de nos héros, dans une formation étudiée : trois tandems, chacun étant équipé d'armes différentes, précèdent un chef qui supervise les opérations. Le premier tandem ouvre la charge, les deux cavaliers tiennent conjointement une corde qui manque de justesse de renverser Liu Mei Shan. En revanche, "Râtelier Agile" - l'un des hommes l'accompagnent - ne bénéficie pas d'une telle chance et chute avec violence. Le second duo de cavaliers est équipé de Yue((Une hache de guerre, généralement montée sur une longue hampe.)) - les désignant comme la menace la plus directe - alors que le troisième utilise des arcs pour harceler le groupe et éliminer les éventuels fuyards. En réponse à cette agression, Main Apaisante bondit sur le char et se prépare à le défendre au péril de sa vie. Cheng Minh se cache derrière un rocher bordant la route, en vue d'une attaque sournoise à un moment opportun. Quant à Panda Assoiffé, il dégaine sa calebasse de prédilection et tente, tant bien que mal, d'atteindre un agresseur.

Bientôt, Cheng Minh perçoit une opportunité. Il bondit sur la monture d'un agresseur pour le désarçonner. Malheureusement, ses efforts sont vains et le voilà bientôt mis à mal par sa cible et le leader des cavaliers, venu à la rescousse de son subordonné. Cependant, le Serpent ne se doutait pas que son pire ennemi n'était autre que son fragile équilibre : d'un geste malheureux, il chute du cheval et s'effondre lourdement au sol avant d'être partiellement piétiné par les montures. De son côté, Main Apaisante réplique à l'encontre d'un des assaillants équipés d'une Yue. D'un coup de bâton redoutable, l'homme est propulsé au sol, non loin de Minh qui reprenait ses esprits. Notre assassin profite de l'occasion pour lui tomber dessus - littéralement - et lui trancher la gorge. Pendant ce temps, les autres cavaliers finissent leur traversée du convoi et disparaissent dans la brume hivernale - leur assaut fut aussi brutal qu'éphémère. Nos Wuxia ramassent le matériel de leur unique victime et panse leurs blessures avant de reprendre la route.

Ce n'est que quelques heures de route plus tard, que résonnent à nouveau les sinistres bruits de sabot, annonciateurs d'une nouvelle attaque. Le convoi n'a pas le temps de se préparer : déjà, ils surgissent, mené cette fois-ci par le chef qui coordonne ses hommes avec vigueur. Minh se jette sur lui, armé de la Yue ramassée sur le corps du cavalier qu'il a tué. En guise de riposte, le meneur ne cherche pas à se défendre. Au contraire, il profite du mouvement de Minh pour le pourfendre simultanément. Les deux adversaires subissent de terribles blessures, mais le leader des cavaliers parvient à conserver son équilibre et perce à travers le convoi, bientôt imité par ses hommes qui fauchent tout ce qu'ils peuvent au passage - qu'il s'agisse de matériel ou d'individus, comme Dame Liu qui est expédiée au sol d'un coup de corde. À nouveau, les agresseurs disparaissent à l'horizon, laissant le groupe à ses blessures et à ses questions. Nul doute qu'ils repasseront. Minh, Chi, Sui To et Mei Shan cherchent une solution au problème, mais leur méconnaissance des lieux les empêchent de réfléchir à une parade efficace contre les charges. À défaut, Main Apaisante soigne les blessés : c'est toujours mieux que rien.

|| À ce stade de la séance, les joueurs étaient presque aussi exténués et énervés que leurs personnages. C'est sans doute pour ça que le joueur incarnant Main Apaisante a décidé de cribler de flèches ses ennemis - malgré son incompétence au tir à l'arc - plutôt que de se rendre, quitte à mettre l'ensemble du groupe en danger. En tant que MJ, j'ai été un peu mal pris par cette réaction : c'est ce qui explique l'attitude molle des brigands, qui valait toujours mieux qu'une boucherie de masse pour les PJs.

Le malheur s'abat une nouvelle fois sur eux lorsque, plus loin, ils tombent sur un poste de garde. Les soldats les y arrêtent, en leur posant des questions protocolaires. Pendant la discussion, Chen Chi aperçoit des corps maladroitement dissimulés à l'intérieur du poste. Il ne lui en faut pas plus pour prévenir le groupe que les "gardes" sont des imposteurs. Pour une fois, nos héros frappent les premiers. Non que cela change quoique ce soit, car leurs agresseurs résistent sans mal et les somment immédiatement de se rendre. Face à une situation qui tourne au vinaigre, le Serpent applique religieusement son guide de survie : il saisit un cheval et prend la poudre d'escampette, en esquivant quelques flèches hasardeuses. La situation semble désespérée, aussi Panda Assoiffé et le reste du convoi se rendent sans faire d'histoire. Pourtant, Main Apaisante et Mei Shan persistent. Le médecin se cache derrière le char et utilise - plutôt maladroitement - un arc pour cribler de flèches le leader des brigands. Celui-ci finit par sombrer, grièvement blessé. Pendant ce temps, Dame Liu se défend comme une diablesse, jusqu'à ce qu'il soit évident qu'elle ne l'emportera pas. Ne reste alors plus que Main Apaisante, enragé : face à un groupe entraîné et majoritairement indemne, il ne fait pas le poids. Quelques coups suffiront pour le mener aux portes de la mort.

Les survivants sont mis à genou et interrogés : apparemment, les cavaliers cherchent le parchemin découvert à Nao. Quelle n'est pas leur déconvenue lorsqu'ils apprennent - selon Dame Liu - que l'objet tant convoité est à Nao, entre les mains de Tian Zaisheng et de Lu Yan Sheng. Ni une, ni deux, les brigands passent leur frustration sur les prisonniers en les tabassant jusqu'au sang, puis remontent à l'étrier pour filer en direction de Nao. Une fois les cavaliers partis, Panda Assoiffé puise dans sa force intérieur pour guérir Main Apaisante. Nos héros sont tous exténués et grièvement blessés : soit ils trouvent un havre pour se reposer rapidement, soit leur trajet va s'arrêter plus tôt que prévu. Le Serpent, quant à lui, s'était trouvé une cachette au sein d'une petite aspérité rocheuse, dans une colline non loin. Il attend de voir ses agresseurs galoper, à l'horizon, avant de retourner au poste de gardes pour y retrouver ses compagnons, piteux. Dans une vaine tentative d'éviter la honte, il fait lui aussi mine d'avoir été grièvement blessé. Sa comédie ne convainc personne d'autre que lui, mais nul ne lui reproche son geste d'auto-préservation.

Heureusement, le Yin ne peut éternellement occulter le Yang, aussi la chance finit-elle par sourire à nos héros. Après à peine une heure de marche, ils aperçoivent au loin de la lumière et de vastes remparts. Il s'agit de la petite cité de Hungo, où les Wuxia s'arrêtent avec joie afin de retrouver la chaleur d'un lit et de l'alcool.

Hungo

Le premier réflexe du groupe est de trouver un médecin. Celui-ci remet sur pied Main Apaisante, tant bien que mal. Après quoi, épuisés, nos héros meurtris prennent une chambre dans une auberge, "Le Repos du Phénix". Une demi-heure après s'être couchés, ils sont réveillés par une voix mélodieuse provenant du bâtiment attenant. Toujours premier lorsqu'il s'agit de s'aventurer quelque part, Minh bondit du lit et s'y précipite : bien qu'il ne sache pas lire, il suppose que l'endroit est un tripot, qu'il l'escalade jusqu'au premier étage dont la fenêtre donne sur une vaste salle de théâtre, remplie d'une foule ébahie, au bord des larmes. Sur scène, une chanteuse ravissante au maquillage doré et au fard violet. Il n'en apprendra pas plus ce soir. Pendant ce temps, Panda Assoiffé se mêle aux mendiants de la cité et tente de découvrir ce qu'il se passe : les bougres lui apprennent que la chanteuse en question s'appelle Lo May et qu'elle serait en fait un fantôme qui attire les hommes vertueux sur le chemin de la perdition ! Une chance que Cheng Minh ne soit pas vertueux. Pour vérifier les dires des fantasques mendiants, Panda Assoiffé sort sa boussole à esprit, dont l'apathie tend à indiquer qu'ils se sont trompés. Les autres membres du groupe, moins engagés, apprennent des visiteurs de l'auberge que la bâtisse s'appelle "Les Quatre Sœurs" et qu'il s'agit d'une maison de courtisanes. Pour les Wuxia, c'est assez d'informations pour une seule nuit.

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Lo May

Le lendemain matin, chacun s'adonne à ses activités de prédilection :

  • Liu Mei Shan revend la viande séchée qui a survécu au voyage : elle parvient à en retirer 450 Dao, soit un coquet bénéfice de 150 Dao.
  • Panda Assoiffé drague les rumeurs au sein de la populace : on parle d'un manoir hanté non loin d'ici. Les descriptions sont suffisamment crédibles pour inquiéter notre exorciste...
  • Main Apaisante se fait embaucher chez le médecin de la cité en tant qu'assistant. Il compte se faire assez d'argent pour louer les services de fines lames pour la suite du voyage.
  • Le Serpent se livre, lui aussi, à ses activités habituelles - larcins et vols à la tire. Pour varier les plaisirs, il échafaude des arnaques plus spectaculaires, notamment en synergie avec Panda Assoiffé : pourquoi ne pas se faire passer pour un possédé et récolter quelques pièces lorsque les passants crédules assisteront à un faux exorcisme ? Faute de temps, ce projet ne sera jamais mené à son terme.

De retour à l'auberge, le groupe s'intéresse à nouveau à Lo May. Feng Sho, un soldat en permission apparemment éperdu d'amour pour la belle, assure qu'elle était la maîtresse d'un roi déchu, plutôt qu'un fantôme. Apparemment, la courtisane à la voix d'or serait arrivée en ville il y a un mois, apportant gloire et popularité aux "Quatre Sœurs". Elle ne sort presque pas en journée et l'entrée pour assister à son récital est chère : autant dire que voir la belle n'est pas chose aisée. Par pure bonté d'âme, Panda Assoiffé déclare solennellement vouloir se sacrifier pour la bonne cause : si on lui donne la somme nécessaire, il ira lui-même assister au récital, affronter les périls de l'alcool qui coule à flot, des charmes de Lo May et de ceux des autres Dames de l'établissement, tout ça pour vérifier si oui ou non, sa boussole a une portée ridicule.

Son rêve devient réalité lorsque le groupe se cotise pour lui offrir une place. Au soir, le voilà aux portes des "Quatre Sœurs". Il succombe à un premier vice, dès le pas le porte franchi : la vieille tenancière de l'établissement lui propose de l'alcool et le voilà qui accepte, malgré quelques réticences. En vérité, Panda Assoiffé est un démocrate avant l'heure : pour lui, la majorité l'emporte. Si bien que malgré son esprit qui lui dit "non", sa bouche et son estomac prennent le dessus en disant "oui". Ainsi commence la dégringolade de Panda Assoiffé, bientôt connu sous le nom de Panda Imbibé. À peine capable de tenir sur sa chaise, il assiste au récital : sa boussole à esprits ne lui indique rien. Par contre, Lo May le remarque et lui fait quelques clins d’œil aguicheurs. Certes, le panda est un animal blanc et noir : mais là, notre exorciste était plutôt rouge de timidité. Après le récital, tous les spectateurs sont conviés à une collation d'adieu. Panda Assoiffé s'y rend en titubant. Il n'y apprendra pas grand chose, sinon qu'obtenir une entrevue privée avec Lo May est très difficile et qu'un voleur profite de ses prestations pour cambrioler les maisons de la cité. Un complice ? C'est envisageable, mais rien ne l'indique avec assurance. Fort de ces informations, Panda Assoiffé retourne à l'auberge, partage ses trouvailles et va se coucher, priant pour ne pas souffrir d'une horrible migraine au petit matin.

|| Minh - ou plutôt, son joueur - avait cette incroyable faculté à être proactif durant toutes les séances. Si cette habitude a parfois valu de sales surprises au groupe, me forçant d'ailleurs à quelques pirouettes scénaristiques pour éviter une décapitation de masse, il lui arrivait également d'anticiper les événements avec beaucoup de clairvoyance : en l'occurrence, il avait déjà deviné que Lo May et son chat n'étaient qu'une seule et unique personne.

C'est au Serpent d'entrer en scène. Avec toute la discrétion qui le caractérise, il entre aux "Quatre Sœurs" par la fenêtre. Incapable de déchiffrer les noms des courtisanes sur les portes des loges, il tente tant bien que mal de repérer une chambre différente des autres, celle de l'égérie de la maison - ce qu'il finit par trouver. Le vacarme constant de l'établissement l'empêche d'écouter à travers la porte, aussi se décide-t-il à s'infiltrer dans la pièce, plongée dans la pénombre. À l'intérieur, aucune âme qui vive à l'exception d'un petit chat qui se colle amoureusement aux talons crispés de notre assassin. Celui-ci fouille la pièce dans son intégralité : il y trouve, entre autres babioles brillantes, une épée dorée correspondant parfaitement à la description d'un des rapts commis pendant les récitals de la chanteuse. Finalement, peut-être qu'il n'est pas le seul à vouloir mettre sur pied une arnaque à Hungo ! Sur ces entrefaites, Minh retourne auprès de ses camarades, satisfait de ses découvertes. Il reste encore bien des mystères à explorer à Hungo, d'autant que nos braves Wuxia ne sont pas pressés de reprendre la route.


Commentaires

Séance majoritairement sans lien avec le scénario "Une éternelle amoureuse", puisque mon objectif principal était de permettre à la Secte du Ciel Incliné de prendre possession des ouvrages découverts durant le scénario précédent.

Dans le premier scénario, la puissance des PJs m'avait légèrement intimidé : difficile, en effet, de faire plier un personnage sans le confronter injustement à un adversaire d'un niveau trop élevé. Le secret du "super-héroïsme" des PJs de Qin tient à leur réserve de points de Chi. Mon idée était donc de les faire affronter un harcèlement constant, de sorte à ce qu'ils grillent leur énergie dans de vaines contre-attaques. La forme de ce harcèlement tombait sous le sens : la Secte du Ciel Incliné pouvait tout à fait compter, parmi ses alliés, une horde de pillards Xiongnu en activité dans les terres du Zhao. Ironiquement, le plan a parfaitement fonctionné, mais la lâcheté du Serpent a malgré tout permis au groupe de filer avec les écrits récupérés lors de la séance passée. Tout ça, sans même que les joueurs se rendent compte de leurs exploits. Caramba, encore raté !

Notons également que cette séance a mis en exergue un léger déséquilibre du système : les réussites automatiques sur des doubles tombent trop fréquemment, incitant entre autres les joueurs à tenter tout et n'importe quoi au mépris des compétences de leurs personnages. Dès lors, notre solution fut de limiter les réussites automatiques aux doubles inférieurs ou égaux à la somme de la compétence et du trait employés : un personnage avec 2 en Jianshù et 2 en Métal ne pourrait compter que sur les doubles 1, 2, 3 et 4. Au-dessus de ces scores, les doubles comptent pour 0.

Pierre Vanhulst

Pierre Vanhulst

PhD et Assistant de recherche au sein de l'institut Human-IST (Fribourg) et du World Trade Institute (Berne). Fervent rôliste depuis 1996.

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